J'ai froid dans le dos, l'appât du gain est en train de gagner et de mettre à mal un système de santé que le monde entier nous enviait.
La santé s'est largement invitée dans le débat des élections présidentielles Américaines.
Enfin, les citoyens américains refusent de mourir, faute d'argent et en ont fait un cheval de bataille dans le choix de leurs dirigeants.
Ils ne veulent plus que leur compte en banque conditionne leur aptitude à recevoir des soins.(Comme dirait l'humoriste Patrick Timsit, "Un diagnostic en Amérique prend cinq minutes: Ils téléphonent à la banque, t'as pas d'argent, t'es pas malade")
Et alors qu'ils refusent enfin d'accepter l'nacceptable, nous, les français, glissons, peu à peu, très discrêtement, vers un système qui s'apparente au système américain, vers une médecine à deux vitesses qui s'installe insidieusement sur le territoire.
Bien-sûr, j'entends déjà les bien pensants s'insurger d'une comparaison qu'ils jugent caricaturale.
Pourtant la réalité est là, si nous ne faisons rien pour endiguer ce fléau actuel, les exemples de personnes de personnes n'ayant plus les moyens de se soigner se multiplieront et ce que nous croyons marginal, deviendra majoritaire.
Mais que raconte t'elle diront certains?
*Il y a la CMU (couverture médicale universelle), mais c'est oublier les trop nombreux praticiens qui refusent les patients CMU.
*Que font les patients qui doivent effectuer pléthore de kilométres pour se faire soigner car les praticiens prés de chez eux pratiquent des dépassements d'honoraires bien loin du "tact et de la mesure préconisé par le code de déontologie, jusqu'à 15 fois le tarif de la sécurité sociale?
Citons l'expérience , non pas enrichissante mais appauvrissante d'une personne qui a dû débourser deux Smic pour une opération d'un quart d'heure.
*Que dire des patients qui doivent attendre 3 mois pour une opération dans le public contre 15 jours dans le privé et quelques centaines d'euros en plus? ( parfois hélas, le corps n'a pas de patience!)
Dans certains départements, il faut attendre6 mois pour avoir une consultation gynécologique remboursée par la sécurité sociale ( hormis la franchise bien-sûr, désormais rentrée dans les moeurs ) alors quid de la prévention pour laquelle on dépense des sommes indécentes en campagnes d'information.
*Que dire du prix des médicaments, de plus en plus nombreux à être déremboursés: prenons simplement l'exempled'un collutoire pour la gorge, très prescrit, qui a augmenté de 120% après son déremboursement.
*Que dire des trop nombreux médecins hospitaliers qui dépassent allègrement les 20% d'activités libérales autorisées dans leur temps de travail: En plus du temps qui échappe au service public, rappelons qu'ils utilisent pour leur pratique libérales les plateaux techniques et surtout le personnel du secteur hospitalier, moyennant une rétrocession minime qui doit être revalorisée depuis des années!!!!!!!!!!!!
N'entend on pas sans arrêt que le personnel manque à l'hopîtal public?
Bien-sûr il y a, dans les hôpitaux, des commissions d'activité libérale: mais elles sont très souvent présidées par des médecins exerçant en libéral, cherchez l'erreur, c'est comme si on demandait aux conducteurs ayant abusé de la bouteille de se soumettre , eux mêmes, à l'alcootest.
Résultat affligeant: 39% des français déclarent renoncer à des soins pour des raisons financières.
Et ce chiffre ne devrait pas diminuer quand on sait que depuis 2001 le prix des mutuelles a augmenté de 35%.
Alors un conseil, ne soyez pas malade, retardez votre vieillissement: Comment ça, vous ne pouvez pas ? Bande de petits joueurs!!!!!!!!!!!!!
Amicalement
Isabelle Niemezcki
( la plupart des chiffres est extraite d'un spécial santé du magazine Capital)
.../...
J'ai froid dans le dos, l'appât du gain est en train de gagner et de mettre à mal un système de santé que le monde entier nous enviait.
La santé s'est largement invitée dans le débat des élections présidentielles Américaines.
Enfin, les citoyens américains refusent de mourir, faute d'argent et en ont fait un cheval de bataille dans le choix de leurs dirigeants.
Ils ne veulent plus que leur compte en banque conditionne leur aptitude à recevoir des soins.(Comme dirait l'humoriste Patrick Timsit, "Un diagnostic en Amérique prend cinq minutes: Ils téléphonent à la banque, t'as pas d'argent, t'es pas malade")
Et alors qu'ils refusent enfin d'accepter l'nacceptable, nous, les français, glissons, peu à peu, très discrêtement, vers un système qui s'apparente au système américain, vers une médecine à deux vitesses qui s'installe insidieusement sur le territoire.
Bien-sûr, j'entends déjà les bien pensants s'insurger d'une comparaison qu'ils jugent caricaturale.
Pourtant la réalité est là, si nous ne faisons rien pour endiguer ce fléau actuel, les exemples de personnes de personnes n'ayant plus les moyens de se soigner se multiplieront et ce que nous croyons marginal, deviendra majoritaire.
Mais que raconte t'elle diront certains?
*Il y a la CMU (couverture médicale universelle), mais c'est oublier les trop nombreux praticiens qui refusent les patients CMU.
*Que font les patients qui doivent effectuer pléthore de kilométres pour se faire soigner car les praticiens prés de chez eux pratiquent des dépassements d'honoraires bien loin du "tact et de la mesure préconisé par le code de déontologie, jusqu'à 15 fois le tarif de la sécurité sociale?
Citons l'expérience , non pas enrichissante mais appauvrissante d'une personne qui a dû débourser deux Smic pour une opération d'un quart d'heure.
*Que dire des patients qui doivent attendre 3 mois pour une opération dans le public contre 15 jours dans le privé et quelques centaines d'euros en plus? ( parfois hélas, le corps n'a pas de patience!)
Dans certains départements, il faut attendre6 mois pour avoir une consultation gynécologique remboursée par la sécurité sociale ( hormis la franchise bien-sûr, désormais rentrée dans les moeurs ) alors quid de la prévention pour laquelle on dépense des sommes indécentes en campagnes d'information.
*Que dire du prix des médicaments, de plus en plus nombreux à être déremboursés: prenons simplement l'exempled'un collutoire pour la gorge, très prescrit, qui a augmenté de 120% après son déremboursement.
*Que dire des trop nombreux médecins hospitaliers qui dépassent allègrement les 20% d'activités libérales autorisées dans leur temps de travail: En plus du temps qui échappe au service public, rappelons qu'ils utilisent pour leur pratique libérales les plateaux techniques et surtout le personnel du secteur hospitalier, moyennant une rétrocession minime qui doit être revalorisée depuis des années!!!!!!!!!!!!
N'entend on pas sans arrêt que le personnel manque à l'hopîtal public?
Bien-sûr il y a, dans les hôpitaux, des commissions d'activité libérale: mais elles sont très souvent présidées par des médecins exerçant en libéral, cherchez l'erreur, c'est comme si on demandait aux conducteurs ayant abusé de la bouteille de se soumettre , eux mêmes, à l'alcootest.
Résultat affligeant: 39% des français déclarent renoncer à des soins pour des raisons financières.
Et ce chiffre ne devrait pas diminuer quand on sait que depuis 2001 le prix des mutuelles a augmenté de 35%.
Alors un conseil, ne soyez pas malade, retardez votre vieillissement: Comment ça, vous ne pouvez pas ? Bande de petits joueurs!!!!!!!!!!!!!
Amicalement
Isabelle Niemezcki
( la plupart des chiffres est extraite d'un spécial santé du magazine Capital)
